Petite cité médiévale, Quintin fut longtemps connu pour ses toiles de lin (fabrication et négoce). Au début du XVIIIe siècle, on comptait d’ailleurs près de 500 tisserands dans la cité. Les productions sont alors exportées vers les colonies américaines d’Espagne, via Saint-Malo et Cadix.
Mais Quintin, c’est aussi un château et des Jardins à la Française.
Avant la construction de ce château, il en existait déjà un, construit par les seigneurs de Laval, détruit sur ordre du nouvel acquéreur du comté de Quintin, le protestant et Marquis de la Moussaye. C’est l’architecte Gabriel Androuet du Cerceau qui prend en charge l’édification du nouveau château, en 1639. Un projet monumental qui ne sera finalement pas mené jusqu’au bout, sur fond de discorde entre l’évêché et le Marquis. A tel point que le roi Louis XIV ordonna l’arrêt des travaux en 1666.

- Photo BAGNEUX
Le château surplombe ainsi l’étang, traversé par le Gouët. C’est la famille de la Moussaye qui le créa, après la rupture de la chaussée de retenue vers 1600.
A voir, la grande cour intérieure. Et aussi la grande salle des caves avec ses murs de 4 mètres d’épaisseur, qui servit parfois de lieu de culte protestant clandestin, ou encore de cachette pour des prisonniers espagnols.
Aujourd’hui, le visiteur peut découvrir les appartements meublés et diverses collections et expositions.

- Photo OT Quintin
