C’est la sculpture la plus célèbre de Vannes. Elle fait l’angle de deux rues dans le vieux Vannes, à deux pas des Halles des Lices.
Plutôt que de la décrire, nous avons choisi de citer Charles Le Quintrec, poète et romancier du pays vannetais, citation extraite de son livre "Une Enfance Bretonne", parue en 2000.

"Rue des Halles, à l’encoignure d’une maison d’antiquailles, Vannes était là avec sa femme, magots des plus débonnaires. On les devinait, épaule contre épaule, à leur fenêtre, souriant au populaire, humant des odeurs de cuir et de crottin, de soupe de poissons et de tripes. Ils ressemblent à leurs cousins flamands tels qu’on peut les voir dans les tableaux de Brueghel. Ils ont tant fait, tant entendu, tant appris, qu’ils ont décidé de ne plus s’émouvoir des événements, des guerres et des guéguerres déclarées pour la possession d’un rocher, d’une île ou d’une pucelle. Vannes est un gros bourgeois. On sent que ses arrières sont assurés. Son argent tout neuf lui permet déjà de prendre la parole au conseil et de la garder (...). A côté de lui, son épouse n’est pas peu fière d’avoir mis de l’ordre dans ses armoires afin d’aller, l’esprit libre, prier à la cathédrale".
De façon plus formelle, nous pouvons dire que cette sculpture en granit polychrome fait l’angle des rues Noé et Pierre-René Rogue, sur une maison de la fin du XV° siècle, ayant appartenu à Gilles de Bretagne, et dont personne ne connait vraiment la signification. Mais avouez que cela a beaucoup moins de charme que la description de Charles Le Quintrec, non ?



